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CRISE CARDIAQUE

Quand les Français se lancent dans des remakes de film américain, c’est le monde à l’envers. Quand en plus l’original était déjà un grand film (Fingers de James Toback), on peut avoir très peur. Le crédit porté à Jacques Audiard pour Regarde les hommes tomber et Sur mes lèvres était pourtant une assurance presque tout risque. Lire la suite.

 

THEORIE DE LA DEMOLITION

Le voyage à la poissonnerie est toujours un dépaysement total. Odeur et couleurs se mêlent à des noms de poissons exotiques. Parfois, une tête décorative semble vous accuser de dévorer ses congénères. Parfois, des crabes et autres crustacés encore vivants au fond d’un aquarium avancent comme vous pensez déjà au festin qu’ils composeront, quand ils seront ébouillantés vivants. Lire la suite.

 

UNE REVOLTANTE MEDIOCRITE

Décidément, la relève du cinéma allemand, ce n’est pas encore pour demain. Avec The Edukators, on se demande même s’il ne vient pas de toucher le fond.
En premier lieu, gaussons nous (si, si, on a le droit) de ce titre trouvé par le distributeur français, aux délicieux relents de Terminator, et qui prouve que les pubards gaulois résistent encore et toujours à l’envahisseur germanique – puisque ces fameux "Edukators" en V.O. sont les  Erziehungsberechtigen. Mais c’est sûr, sur une affiche, ça le fait moyen pour rameuter les foules. Lire la suite.

 

OU SONT LES FEMMES ?

L'idée de départ était plutôt bonne. Matrubhoomi, un monde sans femmes se proposait d'explorer ce que serait une Inde où la femme serait devenue une denrée aussi répandue qu'un neurone dans la caboche de Lorie. A l'arrivée, le film de Manish Jha est certainement l'un des objets cinématographiques les plus gerbants qu'il nous ait été donné de voir. Lire la suite.

 

ON A RETROUVE MIKE NICHOLS ET IL A BATTU CLAUDE BERRI

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Depuis Le lauréat (1967), on était resté sans nouvelles de Mike Nichols. Ou plutôt si, les nouvelles n'ont pas manqué, mais que des mauvaises. De Wolf en passant par le remake de La cage aux folles, le génie de ses deux premiers films s'est dilapidé dans les films de studio hollywoodiens des années 80. Et il réapparaît en 2005, quarante ans après, fringant, innovant comme dans ses jeunes années. Lire la suite.

 

HUMAIN, TROP HUMAIN

Je n'ai pas vu La chute, le film de Oliver Hirschbiegel retraçant les douze derniers jours de la vie d'Adolf Hitler. J'ai lu La chute, d'Albert Camus, je joue régulièrement aux Dix de chute, un jeu MB, j'ai acheté des actions France Télécom qui ont perdu 112 % en quatorze jours, et ma température corporelle s'abaisse volontiers à 34°4 lorsque je cours nu dans les champs d'éther, bref, je suis attiré de façon morbide par tout ce qui se rapporte de plus ou moins loin à la dégringolade. Pourtant je n'ai pas vu La chute, le film avec Bruno Ganz dans le rôle du dictateur le plus sanguinaire du siècle dernier. Lire la suite.

 

SUS AU FUT DE CHENE

Tout amateur de vin l'aura remarqué : de plus en plus, leur breuvage favori a un goût de chêne. Non, pas de liqueur de chêne, mais bien du bois véreux rempli de gui qui pollue nos villes. Ce chêne apporterait, selon les spécialistes, une touche de vanille à l'ocre saveur du vin. Entre les framboises et les mures, l'inimitable gousse de chêne se répand comme une traînée de poudre. Lire la suite.

 

BRODERIE D'INFINI

L'histoire simple d'une jeune fille, caissière dans un supermarché. Elle rêve d'une autre vie, de broder pour les plus grands couturiers. En attendant, dans sa chambre, elle utilise des peaux de lapins pour créer ses rêves. Jusqu'au jour où, enceinte, elle déclare à ses collègues de supermarché qu'elle a un cancer. Une trame de téléfilm du mercredi soir sur France 2 ? Lire la suite.

 

STEVEN ET WIM SONT BATEAUX

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Les fans de Johnny Hallyday ont dû être déçus en sortant du Terminal . Ils pensaient aller voir la suite de Terminus et se sont retrouvés avec une bluette sentimentale sans les cheveux platines du rockeur. Lire la suite. Lire la suite.

 

PAS DE DOMMAGE COLLATERAL

On avait laissé Michael Mann sur le décevant Ali, inutile paraphrase du documentaire When we were kings. Après The insider, la déception était rude, même si le film faisait toujours montre de cet exceptionnel talent de metteur en scène et de directeur d'acteurs que possède le réalisateur américain. Lire la suite.

 

MEME PAS PAS DROLE

"Personne ne me fait saigner mon propre sang". Quand un film offre des répliques d'une telle grandeur philosophique, reléguant Hegel et Schopenhauer au rang de débutants de la pensée, on ne peut que s'incliner. Quand en plus le film en question est un festival de répliques scatos, homophobes et sexistes, il s'élève au niveau de pièces maîtresses comme Zoolander, Fou d'Irène et autres légèretés hollywoodiennes. Lire la suite.

 

5x2 = 2

Quand François Ozon n'escroque pas son monde en tournant deux fois le même film (le superbe Sous le sable et le pâle Swimming pool), il tente des expériences originales quoique souvent ratées : le théâtre de boulevard de Huit femmes qui ne vaut que pour sa distribution ou la provocation gratuite de Sitcom. Sans parler de Gouttes d'eau sur pierres brûlantes, loin de l'original de Fassbinder. Alors, quand Ozon multiplie cinq par deux, que vaut le total ? Lire la suite.

 

CHE CARICATURAL

Les icônes passent souvent mal à l'écran. A force de les idéaliser, on en oublie qu'ils ont été des hommes. Casimir, Alf et le père Fouras n'ont jamais pu sortir de cette auréole de sainteté qu'ils ont acquise. Che Guevara non plus, il n'arrive plus à sortir de sortir de ce t-shirt trop grand pour lui. Ou une trousse. Ou une casquette. Alors quand un réalisateur brésilien s'attaque à la légende cubaine d'origine argentine adulée mondialement, on regarde avec attention. Lire la suite.

 

ZOMBIE SOIT QUI MAL Y PENSE

Pourquoi aller voir L'armée des morts quand le petit écran propose sa Star Academy et Marjolaine et les étalons ? Parce que les morts vivants de ce remake de Zombie sont bien plus réels que ceux de TF1. Pour ne pas dire plus intelligents… Mais la dernière fois qu'un zombie intelligent a été aperçu, il a été viré de la présentation du journal de 20 heures. Lire la suite

 

MONSTRE ET COMPAGNIE

Charlize Theron est un laideron. Dit comme ça, on peut être choqué. Un peu comme de comparer Maïté à un top model, Bolino à de la cuisine. Ou Pierluigi Collina à un arbitre de football.
Pourtant, quand on sort de Monster, le constat est implacable. « Quel talent » se sont empressés de remarquer de nombreux critiques. Rares sont ceux à s'être inquiétés du transformisme de l'actrice. Car la jurisprudence cinématographique plaide en sa faveur. Lire la suite

 

LA MUSIQUE ADOUCIT LES ENFANTS

Etonnante coïncidence astrale, deux films se partagent actuellement l'affiche avec un même thème éducatif : la musique comme facteur d'épanouissement pour nos petites têtes blondes. Comme ça, on dirait un livre de Luc Ferry. Et puis on s'inquiète. Imaginons nos futures élites éduquées sur du Lara Fabian, du Pascal Obispo ou du Tessa Martin. Terrifiant. Heureusement, Les choristes lorgnent du côté de l'Ave Maria et Rock Academy de Led Zeppelin et ACDC.
D'un côté, un film TF1, de l'autre un film MTV. Etonnamment, les deux recettes fonctionnent. Bon, n'emmenez pas votre grand-mère voir Jack Black se déhancher sur du Nirvana, elle vous déshériterait. Misez plutôt sur Gérard Jugnot en chef de chœur. C'est moins violent et vos étrennes augmenteront.
Dans les deux cas, le schéma est le même : une école, un directeur pas facile, mais une classe qui fait face à l'adversité jusqu'au concert final. Reste à définir vos centres d'intérêt. Si vous voulez un énième film nostalgique de notre vieille et belle France, Les Choristes sont faits pour vous. C'est carré, remarquablement photographié, sans surprise et émouvant. Si vous aimez la réalisation plate d'un Hollywood Night, servant uniquement le One Man Show d'un Jack Black au sommet de son art, choisissez Rock Academy. Dans les deux cas, une bluette agréable qui réunira parents et enfants le temps d'un film. Chose de plus en plus rare.

Les choristes. Français (1h35). Réalisation : Christophe Barratier. Avec Gérard Jugnot, François Berléand et plein de gosses.

Rock Academy (The School of Rock). Américain (1h50). Réalisation : Richard Linklater. Avec Jack Black, Joan Cusack et des gosses à la pelle.

 

FRANCK D'ARABIE

C'est l'histoire de Franck, un cow-boy traumatisé par les guerres indiennes. Aux Etats-Unis, il a gagné les plus grandes courses d'endurance sur son mustang bâtard. Alors, quand un riche Cheikh lui propose un chèque pour venir gagner la plus grande épreuve de son époque, en plein désert arabe, entre Irak et Syrie, Franck ne peut pas dire non.
La vision de ce film est une remarquable preuve du cynisme sans vergogne des producteurs américains. A l'heure où les Américains "libèrent" l'Irak, voir ce cow-boy donner des leçons de choses aux Arabes, gagner la course sur son mustang face aux plus grands purs sangs, expliquer à une femme voilée que "dans [son] pays, elle pourrait faire ce qu'elle ne peut ici" et ainsi de suite, est plus amusant que troublant.
Plutôt que de pleurer sur un tel honteux amoncellement de clichés républicains, autant le prendre à contre-pieds, comme la comédie qu'il n'est pas. En l'état, c'est un nanar réalisé par un aspirant David Lean qui n'en a ni le talent, ni les idées. Les (!!!) scénaristes mériteraient de se noyer dans les sables mouvants du désert. Et ça n'est pas Omar Sharif en Cheikh grandiloquent qui apporte une once de crédibilité au film.
Je vous épargne la fin, dont la métaphore est d'une naïveté étourdissante.

Hidalgo. Américain (2h16). Réalisation : Joe Johnston. Avec Viggo Mortensen, Omar Sharif et des hordes de canassons.

 

BEAUCOUP DE PASSION POUR RIEN

Depuis plusieurs semaines, The Passion of Christ, le dernier film de Mel Gibson, fait la Une des médias du monde entier. Certains l'accusent d'antisémitisme, d'autres crient au génie. Pendant ce temps, Mel compte ses dollars. Cinquième plus grosse sortie de l'histoire du cinéma américain, The Passion a rapporté vingt-six millions de dollars pour son premier jour d'exploitation, pour un budget de trente-cinq. Quand on sait que le film est parlé majoritairement en araméen, sous-titré en anglais, on constate que le poids des ligues catholiques américaines est réel. Lire la suite

 

LE PATIENT ANGLAIS 2 : RETOUR A COLD MOUTAIN

Avec le temps, on en vient souvent à réévaluer ses avis sur les films vus, et parfois appréciés. C'est le cas du Patient anglais, qui m'avait particulièrement ému à sa sortie. Certes, un film avec Juliette Binoche ne ressemble à nul autre. Mais c'est peut-être aussi grâce à une certaine Véronique assise à mes côtés que ce film m'avait laissé un tel souvenir. Pour être objectif sur Anthony Minghella, j'ai donc décidé d'affronter seul son dernier film à oscars (huit nominations), le bien nommé Retour à Cold Mountain. Grave erreur, on s'ennuie toujours moins à deux. Lire la suite

 

LA QUATRIEME MARCHE DU PODIUM

Depuis quinze jours, ils se relaient sur tous les plateaux de télévision francophone et ouzbek pour vendre leur film, Podium. Julie Depardieu et sa seyante robe Emmaüs, Yann Moix et ses bons mots mauvais, Benoît Poelvoorde… et son humour belge. Alors tant d'acharnement, à comparer avec la sortie intimiste du film indépendant Blueberry, méritait examen sur pièce. Lire la suite

 

FAUST, UNE TRAGEDIE ALLEMANDE

On raille régulièrement Derrick , série allemande des années cinquante dont la réalisation emprunte paradoxalement au réalisme soviétique. Il est vrai que cette série ne brille pas particulièrement par son excentricité. Je dirais même qu'elle ne brille pas, à cause de ses couleurs qui rappellent de vieilles taches de vomi frottées avec du savon dégraissant Leader Price. Lire la suite

 

21 GRAMMES, C'EST SARKO QUI VA GUEULER

Le scénario de 21 grammes semble aussi inepte qu'un téléfilm de Josée Dayan en première partie de soirée avant débat de société animé par Jean-Luc Delimpasse. Il conte l'histoire d'un homme dont le cœur est au bord du gouffre, de sa femme qui veut quand même un enfant de lui, malgré la mort certaine – mais il faudra l'inséminer car elle est stérile –, d'un ancien taulard qui est ressuscité dans le foi… Je n'en dis pas plus. Navrant ? Chez beaucoup, sans aucun doute. Mais ceux qui connaissent Alejandro Gonzalez Inarittu pour avoir vu ses fascinantes Amours Chiennes auront raison de lui laisser le bénéfice du doute. Lire la suite

 

FOG OF MEMORY

Samedi dernier, j'aurais pu aller faire les soldes. Profiter de l'ambiance surchauffée d'un centre commercial anonyme pour ressortir habillé exactement comme ceux qui n'auraient pas manqué d'acheter exactement la même chose que moi – le bon goût ne peut être qu'imité. J'aurais pu aussi faire du sport. Mais la dernière fois que j'ai fait du sport, en Terminale, c'était une épreuve de barres parallèles comptant pour le baccalauréat. J'avais eu 2. Lire la suite

 

ESCLAVE ET ADJUDANT MAIS CA SONNAIT FAUX

Le cinéma américain n'a de cesse d'offrir ses films comme métaphores de leur époque. Parfois, la métaphore est ratée et on obtient une dramatique illustration, comme l'a prouvé Terminator 3. Parfois, Jean-Claude Van Damme demande ce qu'est une métaphore. Cela ne l'empêche pas de continuer à faire des films. Rarement, la métaphore est un superbe exercice de style. Master and Commander appartient à cette dernière catégorie. Lire la suite

 

LE SCRABBLE AUX PINCES D'OR

Ouvrir ses cadeaux, feindre la surprise et la joie devant une paire de chaussettes roses ou un bustier en velours. Voici une joie de Noël à laquelle j'espérais avoir échappé cette année en découvrant avec soulagement mon cadeau : une version informatique du célèbre scrabble. Vous savez, ce jeu où vous perdez contre votre grand-mère à cause du mot « yol » conjugué au subjonctif passé ouzbek – ce qui donne "yolzux" pour les ignares. Je passe par la case départ, braque la banque, mot compte triple : +157). Lire la suite

 

LA MUSIQUE D'UZAK

"Ca ne dit rien mais ça montre tout". Cette remarque d'une grand-mère à la fin de Uzak pourrait laisser à penser que le dernier film du Turc Nuri Bilge Ceylan est une production Marc Dorcel. Avec du Clara Morgane dedans. Pas du tout. Cet Aki Kaurismaki du Bosphore se plait à dépeindre un maximum de choses en un minimum de mots. Cinéaste réaliste et inventif, il substitue aux dialogues un regard d'une rare acuité. Lire la suite

 

HELLO TROTSKI

J’ai enfin vu Good Bye Lenin.
Et la vérité m’est apparue.
Le socialisme est l’avenir de l’Humanité.
Je ne vous parle pas du socialisme comme mouvement politique. Surtout du socialisme français. Personnellement, depuis Mitterrand, j’ai quand même du mal à y croire à leur blague. Lire la suite

 

DUR DUR D'ETRE UN SUSHI

Son nom est Personne. Son far west l’océan. Ses parents les génies de Pixar. Nemo est un poisson clown pas drôle. Il raconterait bien une blague mais n’en est pas capable, comme son père. D’autant qu’il est le fils unique de Marlin, son père encore moins marrant, même si tout aussi clown. Lire la suite

 

TARANTINO TAR(AN)TINE

Uma Thurman, héroïne sans nom du dernier film de Tarantino, va tuer Bill. Tout le monde le sait, à part les Québécois, pour qui elle va tuer Boule. Désolé, mais je viens de vous révéler l’intégralité du scénario. J’aurais aimé y ajouter des nuances ou même une histoire mais Quentin n’a pas jugé utile de le faire. Lire la suite

 

MICHEL POSTSYNCHRONISANT

L’autre jour, tombant par hasard sur Derrick, je fus surpris de la piètre qualité du doublage. Voulant vérifier avec Tatort s’il en allait de même pour tous les inspecteurs allemands, je constatai que cette maladie n’était pas teutonne, puisqu’au même moment, Les feux de l’amour confirmaient mes craintes : ces gens ont les lèvres qui bougent mais les mots qui en sortent ne correspondent pas à ces mouvements. Rien de grave me direz-vous, puisque les grands-mères n’attachent d’importance qu’à la prose et au brushing de ces héros des temps modernes. Lire la suite

 

MATRIX M'ATTRISTE

Neo ne comprend rien à ce qui lui arrive, les spectateurs s’en foutent, Morpheus ne croit plus et pendant ce temps, la matrice attaque. Matrix Reloaded avait annoncé l’échec de la trilogie mais certains voulaient encore croire que Revolutions allait donner une explication plausible à ce salmigondis de concepts new age surfaits. Etaient-ils dans l’erreur ? Tout dépend du degré de croyance en la matrice et de la couleur du pull de Claire Chazal le vendredi soir. Lire la suite

 

JAQUETTE FATALE

J’aime bien les films d’action : les façons de conduire comme c’est pas permis, les explosions qui n’ont rien à voir avec la voix de ma femme et le fait que je n’aie pas rabattu le siège des toilettes ou nettoyé l’appartement de fond en comble avant la réception de ses amies.
C’est simple : pour moi, me caler dans un fauteuil devant Piège de cristal en dégustant une tasse de café, c’est un plaisir que je ne retrouve que très difficilement devant Sri Lanka, le dernier des éléphants porteurs en grignotant des Taillefine épis croustillants au sésame.
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MAUVAIS ESPRIT, UN FILM MAUVAIS

Je n’ai pas vu le film Mauvais esprit, et pourtant je vais en parler. Je donnerais donc raison à ce fan désolé, qui déplorait avec tant de clairvoyance mon manque d’objectivité, moi le journaliste héritier d’Albert Camus, moi qui ai déjà pris du plaisir à la lecture d’un article du magazine Investir ? Chers lecteurs, j’ose à peine l’avouer : il m’arrive d’inventer des choses rien que pour faire rigoler. En même temps, si mes articles reflétaient la stricte vérité, je serais un pervers névropathe aux tendances sexuelles aléatoires, je regarderais régulièrement C’est mon choix, je serais abonné à Investir et je me serais marié à l’âge de 27 ans. Oh la vache, ça c’est vrai, je me suis marié à l’âge de 27 ans. Lire la suite

 

LE VIDE GRENIER COCTEAU

Le principe du vide grenier est simple : on achète des morceaux de trottoir pour y exposer à la vente les souvenirs de toute une vie. Ca gagne de la place à la maison et ça rapporte (un peu) d’argent. Pratique. C’est ce qu’ont dû se dire les organisateurs de la "grande" rétrospective Cocteau, au Centre Georges Pompidou. Lire la suite

 

SI HITLER AVAIT ETE PEINTRE...

Max Rothman est un personnage de fiction. Adolf Hitler n’en est pas un, malheureusement. Max n’est pas ferrailleur mais galeriste. Cela ne veut pas dire qu’il rame toute la journée, amis spectateurs du nouveau programme éducatif Tout les oppose de M6. Non, Max Rothman, juif qui a combattu pour l’Allemagne et y a perdu un bras, expose des œuvres d’avant-garde : George Grosz et Max Ernst sont ses poulains. Il aimerait faire rentrer Adolf Hitler dans son élevage de champions, mais le caporal a d’autres ambitions que la peinture. Lire la suite

 

ZERO PALME

Bruno Dumont aime les films mais n’aime pas le cinéma. Bruno Dumont aime que le spectateur voie le metteur en scène mais pas son œuvre. Et dans Twentynine palms, on ne voit que lui. Chaque plan, magnifiquement cadré, esthétisé à l’extrême, est d’un vide abyssal, tout juste compensé par la splendeur du désert américain. Il ne montre rien, ce qui en matière de film est une réussite absolue si l’on se place du côté du non-cinéma. Lire la suite

 

TWONIFORE

Alors là, je suis mal ! La déjà mythique série 24 vient de redémarrer et la rédaction en chef de mondecruel me commande un article sur cette deuxième saison. Je suis donc dans une merde aussi noire que le maillot d’un rugbyman français après le passage du pack anglais. Car si j’ai bien compris le principe de ce site, il va absolument falloir que je sois méchant, alors que depuis la saison 1, je suis totalement drogué aux péripéties de Jack Bauer, de son idiote de fille et de sa pauvre femme. Lire la suite

 

LES MANNEQUINS AUSSI PEUVENT AVOIR LE BEAU ROLE

Terminator 3 n’est pas un mauvais film. Certes, il est dommage de confier un film d’action à quelqu’un qui ne sait pas filmer les scènes d’actions ; mais demande-t-on à un réalisateur de films d’amour de croire en l’amour ? À une réalisatrice de drames d’avouer qu’elle ne préfèrerait ne pratiquer que la position du missionnaire ?
Même s’il fut tourné avec un talent qui rappelle les meilleures scènes de Madame est servie, ce film eut au moins cet avantage : démontrer que, dès lors qu’elles se taisent, les mannequins peuvent être tout à fait crédibles au cinéma.
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GRIBOUILLE

Je suis sûr que vous connaissez tous des personnes insensibles à la peinture contemporaine. Il y en beaucoup. J’en suis la plupart du temps. Et je suis sûr que vous connaissez leur réplique favorite : "Pfff ! Mon petit cousin de 3 ans il fait mieux." C’est fou le nombre de petits cousins de trois ans qui se démerdent en peinture contemporaine.
Eh bien il y en a un qui les écrabouille les doigts dans le nez vos petits cousins de trois ans messieurs dames.
Il s’appelle Jean-Michel Basquiat.
C’est le roi de la gribouille. L’empereur du barbouillage. Le maître de tous les petits cousins de trois ans. Lire la suite

 

SOY COMMUNISTA

Le film de propagande est un genre dont la quintessence se trouve sans doute chez les cinéastes soviétiques. Au service de l’idéologie, ils ont mis leur talent entre les mains du Parti. Soy Cuba, de Mikhail Kalatozov, est sans doute une des œuvres de propagandes les plus fascinantes, les plus novatrices du siècle dernier.
La puissance de ses images ferait d’Alain Madelin un dangereux anarchiste et d’Ernest-Antoine Seillière un militant communiste si ces chantres du capitalisme prenaient le temps d’aller au cinéma. Mais parions qu’ils iraient plutôt voir un film américain qu’une coproduction soviéto-cubaine de 1964. Lire la suite

 

ET POURTANT ELLE BOUGE

Lara Croft a choisi de s’écarter des succès de sa cousine Fabian et de sa mère Catherine. Non, la musique, c’est pas son truc à cette Lara là. Ses atouts sont ailleurs. Maniant le pistolet comme Catherine le violon, Lara impressionne les hommes depuis le premier jour. C’était sur Playstation il y a sept ans. Lire la suite